Champs : 3- Rues de Pondichéry |
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[Descriptif de la page : Le conflit des liturgies et les intérêts économiques Les jésuites s'indignent auprès du Conseil de Pondichéry, en 1699, qu'on "tolère des temples aux idoles" et présentent à leurs supérieurs à Paris, comme une "opération aisée à conduire et sans grande conséquence", la destruction des pagodes (voir : Haudrère, 1993, p. 95 ; dossier dans : Paul Olagnier, Les jésuites à Pondichéry et l'affaire Naniapa (1705-1720), Paris, 1932). Les directeurs de la Compagnie sont d'un avis contraire, constatant que "... toutes les nations, excepté les Portugais [cf. l'Inquisition à Goa], permettent le libre exercice de la religion pour attirer du commerce et des habitants dans leurs colonies." (Haudrère, p. 95) Les jésuites obtiennent l'interdiction des cérémonies hindouistes pendant la quinzaine de Pâques 1701. Le 15 août 1702 était à la fois une fête hindouiste et une fête catholique."Le gouverneur interdit aux hindouistes toute manifestation publique du culte et les contraignit à remettre les clés des pagodes. Le lendemain matin quinze mille habitants, soit tisserands portant leurs métiers, soit maçons et terrassiers employés aux travaux de la construction du fort, se dirigèrent vers la porte de Madras en demandant qu'elle leur fut ouverte, afin de pouvoir quitter la ville. François Martin se fit porter au-devant d'eux et dut leur promettre de ne gêner en rien l'exercice de leur culte à l'avenir. Ils rebroussèrent alors chemin et reprirent leurs activités." (id, ibid. p. 96) Les directeurs de la Compagnie répondent à la demande des jésuites : "Ce zèle pour l'abolition des pagodes est outré. Il faut concilier la religion et le commerce. Ces mouvements violents des ecclésiastiques pourroient ruiner l'un et l'autre..." Le Conseil de Pondichéry "élud[e] les demandes" des notables hindouistes "autant qu'il [peut]", et reste attentif à "ménager les intérêts de notre sainte religion", mais il est "nécessaire de conserver le peu de marchands qu'il y a dans la colonie" (3 juillet 1733 et 12 septembre 1732). En 1713, les jésuites ayant obtenu le rappel d'Hébert, Dulivier arrive à Pondichéry et, pour se conformer aux instructions du Conseil du Roi du 14 février 1711, annonce l'interdiction des cérémonies hindouistes pendant "la quinzaine de Pâques, l'octave du Saint-Sacrement, les fêtes de l'Ascension, de l'Assomption, de Saint-Louis, de la Toussaint, de Noël et les Dimanches, les jours de la nouvelle lune lorsqu'ils tombaient un dimanche, enfin de jouer des instruments de musique à leurs mariages ou à leurs enterrements lorsqu'ils auraient lieu un dimanche." (Olagnier, p 25) Le 1er février 1715, les chefs de caste demandent au gouverneur d'autoriser la fête de la nouvelle lune qui tombait un dimanche. Il refusa. "Le lendemain, dans la matinée, la moitié de la population indigène quittait la ville, notamment tous les représentants des corps de métiers nécessaires pour charger les deux vaisseaux de Saint-Malo [...] qui étaient en rade [...] Toutes les boutiques, tous les magasins furent fermés ; il était impossible d'acheter quoi que ce fût pour se nourrir : la ville présentait l'image de la désolation." (id. ibid., p. 26) Ceci, note la délibération du Conseil du 6 février, "mettoit les habitans dans la dernière nécessité [...] les vaisseaux qui sont en rade [étant] hors d'état de pouvoir partir [...], les denrées et les marchandises étant arrêtées sur les avenues de Pondichéry, et la meilleure partie des fonds destinés pour la cargaison de ces vaisseaux dispersés dans les terres par les marchands auxquels on a été obligé de les avancer, les rentes et les revenus de la Compagnie aussi bien que les entrées cesseront et nous mettront dans l'impossiblité de pouvoir soutenir cet établissement". Les membres du Conseil conclurent "d'une voix commune et d'un sentiment unanime qu'il convenoit, pour rappeler ces peuples, de leur accorder la permission de faire cette cérémonie qui n'arrive que fort rarement les jour de dimanche pour éviter les inconvénients qui en pourroient arriver en leur refusant [...] mais que "le cas arrivant que ces peuples demandent à innover ou augmenter quelque cérémonies", "cela ne se pouvait accorder" (!) (Vinson, p. XLVII). L'idéal des directeurs de la Compagnie est évidemment, comme la formulation embarrassée de cette délibération le laisse entendre, un modus vivendi, sous la "religion" du commerce, entre chrétiens, hindouistes et musulmans. "Nous sommes d'avis qu'il faudrait abandonner notre ville de Pondichéry si nous n'y laissions pas la liberté de religion aux gentils, en faisant cependant tout le possible pour diminuer le scandale de leurs cérémonies." (cité par Haudrère, 1993, p. 96-97)
La cathédrale de Pondichéry La rage destructrice des missionnaires européens étant aussi incompréhensible au moderne que l'institution de l'esclavage, le parti est ici de donner la parole aux acteurs et auteurs d'époque. Dans sa Dell'Historia della Compagnia di Giesu. Il Giappone dell'Asia, datée de 1660, le père Daniello Bartoli fait état de la destruction d'innombrables temples pour "préserver l'honneur de Dieu de l'injure des idoles" (p. 34). "Lorsque dans les eaux du baptême j'ai régénéré toute une bourgade, écrit François-Xavier, l'"apôtre des Indes", le 27 janvier 1545 à propos du royaume de Travancor [Thiruvitankur, Kerala], je fais abattre toutes les idoles et raser tous les temples. Je ne puis vous peindre la joie que j'éprouve en voyant tomber sous le marteau de mes nouveaux Chrétiens ces statues, ces idoles naguère l'objet de leur culte, de leur adoration. Telles sont les conquêtes de la croix sur l'empire de Satan [...] Encore une fois, ma joie et mon bonheur sont alors au dessus de toute expression : la langue, la plume sont muettes pour peindre mon ravissement." 1°) Abbé J. A. Dubois, Murs, institutions et cérémonies des peuples de l'Inde, II, 1825, pp. 334-5. (Voir infra pour cet ouvrage, dont l'abbé Dubois s'est attribué la paternité.) L'existence des populations du sud de l'Inde est scandée par le cycle des saisons et la fête majeure du calendrier est celle de la "renaissance" de l'année. La fête du Pongol (II, 335-338) "Mais la plus solennelle de toutes les fêtes, au moins dans le sud de la presqu'île, est celle qui porte le nom de pongol, et, dans quelques lieux, celui de maha-sankranty (note : Sankranty est le nom qu'on donne au premier jour du mois solaire, c'est-à-dire, à celui où le soleil passe d'un signe du zodiaque dans l'autre. Il doit être question ici de son entrée dans le signe du capricorne, époque que les anciens célébraient comme étant celle de la renaissance de cet astre lumineux.) L'arrivée de cette fête est un signal de réjouissance ; et, en effet, les Indiens ont deux bonnes raisons pour cela : la première, c'est que le mois qui précède le pongol, et qui est entièrement composé de jours malheureux, est enfin passé ; la seconde, c'est que le mois qui le suit doit être infailliblement composé de jours heureux." (333-4) Cette religion naturelle est associée à la fécondité et à ses expressions. Les organes de la génération y sont divinisés et vénérés. "On ne saurait concevoir rien de plus obscène, développe l'abbé Dubois, que ce deux signes du culte indien, le lingam et le nahmam. Le premier représente verenda utriusque sexûs in actu copulationis. [...] Les deux lignes blanches du nahmam, masculi liquorem seminalem significant ; la ligne rouge tracée entre les deux, feminæ fluxum mentruum fingit. Tels sont les deux principaux emblèmes de la religion des Indiens ! et tel est l'état de dégradation et de perversité dans lequel ces peuples infortunés sont tombés en matière de religion !" (I, p. 147) Dans le livre II de son ouvrage (pp. 417-421), il présente un extrait du Linga Purana : 2°) Robert Challe I, p. 25, jeudi 24 août 1690. Un culte de fécondité "C'est qu'au coin d'un étang, qui n'est pas à deux portées de canon du fort, il y a entre plusieurs arbres un morceau de bois élevé de huit pouces, qui représent au naturel la racine du genre humain. Il est posé sur un cube de deux pieds de hauteur et s'en enlève avec la main ; et puisqu'il faut le dire, c'est ce que les libertins noment godemici. Il est nu, et non pas couvert de satin ni d'autre chose douce à la friction, comme on dit que sont ceux dont se servent les filles et veuves chastes à contrecur et surtout les religieuses. Celui-ci est de bois et rien desssus. Il est enchaîné à son cube et posé sur ses testicules qui lui servent de base. C'est à ce Priape que ces peuples obligent leurs femmes qui sont stériles de se frotter certain endroit du corps que je ne nomme pas. [...] Ce ne sont point les femmes seules qui vont rendre hommage à cette copie ; on y mène aussi les bestiaux pour les faire multiplier." (I, p. 25) Si ces représentations et ces pratiques choquent les Européens, c'est notamment parce que leur religion développe une conception de la divinité en rupture avec les cycles naturels. La Passion du Christ est ce drame qui, coulé dans le scénario annuel de réfection du monde de type Pongol (Saturnales ou Sacées, voir : Le Christ et le mock-king : Notes pour une lecture anthropologique de la Passion), développe une négation des valeurs temporelles et mondaines. Cette négation, ou sublimation, comporte évidemment une condamnation des cultes de fécondité et un contrôle, privé et public, de la sexualité. Une doctrine qui ignore ou transgresse les ordres sociaux et les idéaux "mondains" et qui trouve ses adeptes dans les "déclassés", exploités ou sous-produits de l'ordre social peut bien faire fonction d'idéologie du salut et de contre-société, mais comme telle, elle est sans "avenir politique". Autant cette "sortie du monde" pouvait être de peu de conséquence quand les chrétiens se recrutaient parmi la lie de la plèbe romaine (Tacite XV, 44), autant, dès lors que le chrisitanisme devient religion de l'Empire, elle impose une division des fonctions entre "spirituels" et "temporels". Une relation dialectique se met alors en place : l'Église assure la sanctification de l'ordre social ; la puissance temporelle devient le bras armé de l'Église. Ces deux ordres peuvent paraître opposés, ils sont évidemment indissociables et complémentaires (voir : Que signifie "Porter la bonne parole" ? Mission et colonisation) La querelle des rites et le taly
Sonnerat rapporte l'affaire en ces termes : "Un capucin missionnaire eut une grande querelle avec les jésuites de Pondichéry, laquelle fut portée devant les tribunaux. Les jésuites, très tolérants lorsque la tolérance favorisait leurs desseins ambitieux, navaient point contrarié cet usage. M. de Tournon, légat apostolique du Saint-Siège, qui ne badinait pas sur de telles matières et qui naimait guère les jésuites, prohiba rigoureusement le taly et prescrivit aux chrétiennes de lInde de porter à la place une croix ou une médaille de la Vierge. Les indiennes, attachées à leurs anciennes pratiques, se refusèrent au changement. Les missionnaires, craignant de perdre les fruits de leur zèle, et de voir diminuer le nombre de leurs néophytes, entrèrent en composition, et prirent avec les chrétiennes de lInde un mezzo termine. Il fut convenu que lon graverait une croix sur le taly. Par cet arrangement, le signe du chrétien fut accolé au simulacre des parties de la génération des deux sexes." (Voyage aux Indes et à la Chine, par Sonnerat, depuis 1774 jusquen 1781, t. I, 1. II).
Mémoires historiques présentés en 1744 au souverain pontife Benoît XIV, Voilà pour l'anthropologie que les Européens sont en mesure d'instruire. C'est le conflit ouvert entre christianisme et hindouisme qui nous intéressera ici et plus précisément l'opposition entre deux figures éminentes de ce conflit : le jésuite Gaston-Laurent Curdoux (1691-1779) et le dobache Ananda Ranga Pillai (1709-1761). La destruction du temple d'Iswaran par les Français, destruction à laquelle le père Curdoux mettra personnellement la main en brisant à coups de marteau le lingam autour duquel le temple était édifié est l'aboutissement de ce conflit. Cette destruction du temple de Siva par les jésuites, dont l'église (Notre-Dame de la Conception, appelée église Saint-Paul, sampokovil, appellation issue de la dénomination locale des jésuites, Pères de Saint-Paul) était édifiée à proximité immédiate (la croyance en l'immaculée conception résumant la théorie chrétienne de la génération, sauvée du péché originel), illustre la confrontation de deux théories de la génération et de la vie humaine : une vierge, mère de Dieu, contre un phallus divin, père de la création. "Iswaran" est le nom de Siva représenté par son symbole, vraisemblablement une pierre levée ou une éminence naturelle divinisée. Le temple en cause, qu'on appelait la "pagode du lingam" (Vinson, 1894, p. XXIX), témoin d'un culte ancien, était particulièrement sacré aux yeux des Indiens. Le jour de sa destruction, le 8 septembre 1748, sera aussi celui de la fête de la Conception de la Vierge.
Les circonstances de cette destruction sont connues, c'est le siège de Pondichéry par l'amiral Boscawen en 1748, le temple aurait gêné la défense de la ville. Mais cette destruction est en réalité l'aboutissement d'une campagne menée de longue date par les jésuites auprès des autorités de la Compagnie, à Paris et à Pondichéry, pour obtenir la démolition de cet édifice qu'ils considéraient comme un affront à la vraie foi. La délibération du Conseil du 31 janvier 1749 note que "Monsieur le Gouverneur a profité de la première rumeur et de l'effroi qu'a causé aux gens du pays l'approche des Anglais pour faire abattre la pagode du lingam qui, au grand scandale de la religion et sans que depuis longtemps on eut pu trouver ce prétexte spécieux pour l'abattre, étoit tout enjoignant l'église des RR. PP. Jésuites". Le 10 août 1701, François Martin avait ordonné la destruction de cette pagode à la requête des jésuites. Le 13 et le 15 plus de dix mille indiens voulurent sortir de la ville et Martin dut venir en personne révoquer son ordonnance (Vinson, p. LXIV, voir supra : "Le conflit des liturgies..."). [Volume V du Journal d'Ananda Ranga Pillai (pp. 297-312)] Cette rage religieuse, avec ses conséquences criminelles (entre autres la mort de Naniapa en prison), paraît d'autant plus singulière que son cerveau et son bras armé, le Père Curdoux, était un érudit et, précisément, un spécialiste des langues et de la culture indienne. Il est vraisemblablement le premier lettré à avoir montré, avec des arguments linguistiques et philologiques, avant Williams Jones (1786) à qui les manuels attribuent cette primeur, la parenté remarquée du sanscrit et du latin (e. g. par Filippo Sasseti, marchand et lettré florentin, dans une lettre adressée de Cochin en 1586) ainsi que du grec (infra) et le véritable auteur des Murs, institutions et cérémonies des peuples de l'Inde (citées plus haut), vendus par l'abbé Dubois en 1808 à l'East India Company de Madras, pour la somme de vingt mille livres et présentés comme son uvre (Murr, 1987). (Ce dernier est vraisemblablement entré en possession du manuscrit de Curdoux quand la "Société des Missions étrangères", dont il était membre, a officiellement remplacé les "Missions des jésuites" à Pondichéry, et en a hérité les biens-fonds, en vertu d'un arrêt du Conseil du 25 avril 1769.) Dans un mémoire écrit en 1767 et publié en 1808 dans un supplément aux Mémoires de l'Académie (infra), Curdoux répond à la question : "D'où vient que, dans la langue Samskroutane, il se trouve un grand nombre de mots qui lui sont communs avec le latin et le grec, et surtout avec le latin ?" en invoquant "six causes" possibles : "au commerce, aux sciences, au voisinage des pays, à la religion, à la domination, à une commune origine, ou à plusieurs de ces causes réunies", pour retenir celle de la commune origine. Curdoux bénéficie des recherches antérieures de Jean-François Pons (Lettres..., de Karikal, le 23 novembre 1740) et d'Antoine Mosac de Chandernagor. La constitution des listes qu'il produit pour établir la parenté entre les trois langues est suivie de "remarques" touchant à la construction et à la prononciation des mots sanscrits, mettant notamment en évidence des règles et des évolutions phonétiques qui justifient des "étymologies" où la "ressemblance [...] paroîtra tirée de trop loin". Ce n'est certes pas la loi de mutation phonétique (Lautverschiebung) de Grimm (1822) avec sa rotation consonantique, mais cela permet de lever quelques doutes. Ainsi, cette "remarque" n° 4 : Pour expliquer cette "commune origine" de langues si distantes, Curdoux fait référence à la Genèse, à l'existence d'une langue première, avant Babel, et à la différenciation, après Babel, de langues originellement apparentées. C'est peut-être cet évhémérisme biblique le recours à ce scénario décrédibilisé qui devait décrédibiliser la pertinence scientifique de l'observation du père jésuite. Dans Murs et Coutumes des Indiens publiés par l'abbé Dubois en 1817 chez Longman, sous le titre Description of the character, manners and customs of the people of India, and their institutions, religious and civil, [Murs, Institutions et Cérémonies des peuples de l'Inde, l'édition française est de 1825] (voir : "L'Inde philosophique entre Bossuet et Voltaire, Murs et Coutumes des Indiens (1777), un inédit du Père G.-L. Curdoux s.j. dans la version de N.-J. Desvaulx, présenté et annoté par Sylvia Murr, EFEO, 1987) Curdoux écrit : "Ce n'est donc ni de l'Egypte, ni de l'Arabie, que je suis porté à faire venir les brahmes : je crois qu'ils sont les descendans, non de Sem, comme d'autres l'ont supposé, mais plutôt de Japhet. C'est par le Nord, selon moi, qu'ils pénétrèrent dans l'Inde ; et il faut chercher le premier séjour de leurs ancêtres dans le voisinage de cette longue chaîne de montagnes connue en Europe sous le nom de Mont Caucase." ([Curdoux-]Dubois, 1825, volume 1, p. 130 ; comparer avec Murr, p 18) Cette lecture littérale du mythe biblique de la dispersion des fils de Noé n'apparaît pas si éloignée, au moins dans son interprétation géographique, des thèses actuelles sur la diffusion des Indo-Européens, cette population mythique ayant transporté sa langue et ses représentations jusqu'aux rives du Gange et jusqu'aux limites septentrionales de l'Europe. Qu'on l'explique par l'expansion d'une population de "conquérants" à partir de la Russie méridionale, ou, à une époque plus ancienne, par la diffusion de l'agriculture à partir du Croissant fertile (voir : Avant Babel : Génétique des populations et systématique des langues, hypothèses sur la langue mère).
Images contemporaines :
Akya Lingam (Bénarès)
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